La notion d'e-business recouvre les différentes applications possibles de l'informatique faisant appel aux technologies de l'information et de la communication (TIC), pour traiter de façon performante les relations de communication d'information d'une entreprise telle qu'une PME avec des organisations externes ou des particuliers.
Globalement, le commerce électronique (ou e-commerce) désigne l'échange de
biens et de services entre deux entités (personnes privées, sociétés,
administrations,…) sur les réseaux, principalement Internet. Il représente un
cas particulier de l’ebusiness.
L’ecommerce offre de nombreux avantages, tant pour la personne (physique ou
morale) qui offre le service ou les biens que pour la personne (physique ou
morale) en bénéficiant.
Il s’agit premièrement de l’accélération des transactions. En quelques clicks,
les parties contractantes échangent leurs consentements et sont liés
irrémédiablement par un contrat ayant force de loi (sous réserve, bien entendu
des éventuels vices du consentement, telles que l’erreur, le dol, la violence ou
la contrainte).
La variété et la disponibilité des offres constituent également un adjuvent
important pour les personnes (physique ou morale) qui souhaitent contracter
rapidement. En effet, avant l’avènement de l’Internet, il fallait parfois se
déplacer à l’étranger pour trouver un produit spécifique. Bien évidemment, il
était possible de commander des produits par téléphone, mais il est inéluctable
qu’un tel procédé était bien moins sécurisant et sécurisé. Aujourd’hui, il est
possible de choisir son produit, de le voir en photo (l’utilisation des webcam
connaissant également une évolution importante,…), d’accepter l’offre qui nous
est faite (valant échange de consentements) et de payer le prix…. Le tout en
moins de 5 minutes.
Enfin, l’achat d’un bien via le réseau des réseaux permet également d’épargner
certaines taxes, telles que la TVA. La TVA étant une taxe nationale, il est
souvent plus intéressant d’acheter un bien dans un autre pays. Par exemple, le
Grand-Duché de Luxembourg et l’Allemagne appliquent des taux inférieurs (15%) à
la Belgique (21%). Toutefois, ce gain intéressant de prime abord doit être mis
en balance avec les frais d’envoi plus importants qui devront être supportés par
l’acheteur. Un calcul s’impose donc, si le leitmotiv de votre achat se focalise
sur la compétitivité du prix.
Différents problèmes peuvent surgir dans le cadre de l’ecommerce. Les cas de
piratage des numéros de CB sur Internet sont rarissimes. Si votre numéro est
utilisé de manière frauduleuse, il est plus probable que ce soit du fait de la
malveillance d'un commerçant, ou parce que vous avez laissé traîner une
facturette.
En réalité, les problèmes les plus fréquemment rencontrés dans le e-commerce
sont des problèmes classiques de vente par correspondance (commandes non livrées
et déjà débitées, ou problèmes de service après-vente).
Quelques règles simples permettent de limiter sérieusement les risques survenant
lors d’achat par Internet :
Le commerce électronique peut être analysé sous différents angles. C’est d’ailleurs l’approche qui est privilégiée lorsque les autorités publiques ou privées analysent l’évolution des comportements. On distingue généralement :
Telles sont les principales catégories d’analyse lorsque l’on parle de commerce électronique via le réseau des réseaux. En outre, on peut encore distinguer d’autres catégories, telles que le B2E (pour business to employee) qui concerne l'échange électronique entre une entreprise et ses employés, plus communément appelé « intranet » ; ou le B2G (pour business to government) qui concerne l'échange électronique entre les entreprises privées et le gouvernement.
Il y a vente à distance dès qu'un bien est vendu dans le cadre du commerce
électronique, et les lois qui y prévalent s'appliquent.
En Belgique, les principales lois sont :
Il s'agit de textes essentiels qui définissent les concepts fondamentaux
sous-tendant le commerce électronique, posent des exigences d'information et de
transparence, notamment à l'égard des consommateurs, réglementent la publicité
sur les réseaux, par exemple en matière de publicités non sollicitées adressées
par courrier électronique ("spamming"), lèvent les obstacles à la conclusion de
contrats par voie électronique et déterminent la responsabilité et les
obligations des intermédiaires (hébergeurs de "site", fournisseur d'accès,...).
Ces lois visent à créer la confiance des utilisateurs à l'égard de ce type
particulier de commerce à distance. Elles transposent la directive européenne
2000/31/CE du 8 juin 2000 portant sur le même objet.
Bien entendu, ces quelques lois spécifiques ne règlent pas toutes les questions
posées par l’ecommerce, celui-ci trouvant une majorité des solutions juridiques
dans les règles de droit commun des contrats, telles que définies par le code
civil. Toutes ces règles, lorsqu’une loi spécifique n’y déroge pas expressément,
sont d’application.
Quand un produit est acheté à l'étranger, les droits de douane et la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) sont à acquitter, comme si le produit était acheté sur le sol national. En pratique, il convient de distinguer les achats effectués dans un pays de l’Union Européenne ou dans un autre pays du monde :
La qualification de « vente combinée » concerne les entreprises qui commercialisent leurs produits tant via un magasin ayant « pignon sur rue » que via une interface Internet. Une telle offre permet à l’entreprise de diversifier son offre de produits, mais également de toucher un nombre beaucoup plus important d’acheteurs potentiels.
Fiche pratique réalisée par le CRID, sous la coordination de Benjamin MARTHOZ.